Joaquim Brito Paes
Joaquim Brito Paes

Non loin de l’océan Atlantique, à côté d’Odemira, Joaquim Brito Paes conserve un lot de vaches d’origine Pinto Barreiros via Cabral Ascensão et Oliveira Irmãos sous le fer fondé par son père au début des années 1960. Modernité oblige, il a introduit ces dernières années sur les terres de la belle herdade de Monte Velho du sang Marques de Domecq via João Moura. Comme souvent au Portugal, la sympathie et l’afición du ganadero font presque oublier ce croisement étrange qui dénature la beauté toute en finesse des Oliveira.

Ancienneté : -
Devise : Vieil or et Blanc
Signal : Hoja de higuera à gauche et rasgada à droite
Propriétaire : Joaquim José Brito Paes
Gérant : Joaquim José Brito Paes
Fincas : “Herdade do Monte Velho”  Vale de Santiago
   Associação Portuguesa de Criadores de Toiros de Lide





Crédits photographiques : Terre de Toros  

 

La ganadería des Brito Paes est apparue aux alentours de 1960 (ancienneté portugaise en 1962), une quinzaine d’années après celle de Lampreia avec laquelle il est possible de concevoir une certaine sororité. António da Luz da Silva Brito Paes fonda son élevage en achetant une cinquantaine de vaches à Filipe Malta da Costa, toutes marquées du fer de Durão et toutes livrées en pâture aux assauts de reproducteurs d’António Silva (donc purs Pinto Barreiros à l’époque) dont un bien nommé ‘Fundador’.

Comme partout ailleurs, la Réforme agraire de la seconde moitié des années 1970 plongea l’élevage dans la plus grande incertitude et c’est un euphémisme. Prévenant, le ganadero avait décidé de diviser son élevage en deux lots, chacun se voyant offert une herdade familiale. Ainsi, 80 vaches demeurèrent à Monte Velho (sur le municipio de Vale do Santiago, lui-même rattaché à la plus imposante Odemira) avec un reproducteur alors que les 40 plus âgées rejoignaient les terres dites d’Ameijoada quelques trente kilomètres plus au nord. L’idée s’avéra géniale pour la survie et la reconstruction du jeune élevage. Effectivement, à l’heure de la récupération, le cheptel de Monte Velho avait disparu — il se raconte que le semental fut dégusté lors d’un banquet — alors que seules quelques vaches survivaient du côté d’Ameijoada. Ce sont ces rescapées qui servirent de base pour repartir de zéro mais toujours avec le sang national de Pinto Barreiros par l’entremise de ses deux bras secondaires : l’Oliveira Irmãos et le Cabral d’Ascensão.

Après la mort du fondateur, deux de ses héritiers décidèrent de partager l’élevage (2013-2014) en deux entités distinctes : Joaquim José Brito Paes conservait la moitié du bétail, le fer historique et la herdade de Monte Velho alors qu’António Raúl Brito Paes s’installait à Ameijoada pour y fonder un nouveau fer portant son nom. L’introduction récente chez Joaquim d’un semental de Moura d’origine Marquis de Domecq marque une nouvelle étape dans cet élevage.

 


António da Luz da Silva Brito Paes fonda son élevage au début des années 1960 en achetant une cinquantaine de vaches à Filipe Malta da Costa, toutes marquées du fer de Durão, et toutes livrées en pâture aux assauts de reproducteurs d’António Silva (donc purs Pinto Barreiros à l’époque) dont un bien nommé ‘Fundador’.

Comme partout ailleurs, la Réforme agraire de la seconde moitié des années 1970 plongea l’élevage dans la plus grande incertitude. Prévenant, le ganadero avait décidé de diviser son élevage en deux lots, chacun se voyant offert une herdade familiale. Ainsi, 80 vaches demeurèrent à Monte Velho avec un reproducteur alors que les 40 plus âgées rejoignaient les terres dites d’Ameijoada quelques trente kilomètres plus au nord. L’idée s’avéra géniale pour la survie et la reconstruction du jeune élevage. Effectivement, à l’heure de la récupération, le cheptel de Monte Velho avait disparu alors que seules quelques vaches survivaient du côté d’Ameijoada. Ce sont ces rescapées qui servirent de base pour repartir de zéro mais toujours avec le sang national de Pinto Barreiros par l’entremise de ses deux bras secondaires : l’Oliveira Irmãos avec des reproducteurs comme comme ‘Toucadilho’ en 1984 ou ‘Carrapateiro’ en 1990 et le Cabral d’Ascensão.

Après la mort du fondateur, deux de ses héritiers décidèrent de partager l’élevage (2013-2014) en deux entités distinctes : Joaquim José Brito Paes conservait la moitié du bétail, le fer historique et la herdade de Monte Velho alors qu’António Raúl Brito Paes s’installait à Ameijoada pour y fonder un nouveau fer portant son nom. Comme chez Lampreia, Joaquim a récemment introduit dans ses Pinto Barreiros un semental de João Moura d’origine marquis de Domecq. C’est ainsi qu’au milieu des gabarits harmonieux mais presque frêles des vaches Oliveira et Cabral surnage la masse imposante et châtaigne d’un toraco placide. Parmi les toros et les novillos, l’oeil passe sans transition d’un Oliveira plein de finesse, bas, musculeux, la peau comme lustrée à d’autres cornus plus bastos. Joaquim José croit à son rafraîchissement. C’est ainsi qu’il le perçoit, emboîtant en cela les dires de Joaquim Lampreia. Ce n’est pas un croisement, c’est un rafraîchissement !

 
 

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