Victorino Martin Andrés
Victorino Martin Andrés

Victorino Martín Andrés a rencontré le succès à la fin des années 1960 pour ne plus jamais le lâcher. Tel un magicien créant de l’or à partir du sable, il sut raviver la flamme de ses Albaserrada voués à l’abattoir pour en faire la quintessence du toro de combat. Ce qui lui valut le surnom de « Sorcier de Galapagar ». Son succès, il le doit à un toro mature, racé, mobile et féroce qui tranche avec le toro habituel des années 1960. Il poursuivra cette ligne toute sa vie, se ventant de faire un toro pour les aficionados et non pas pour les toreros. Mais ce succès est aussi le fait de toreros qui ont su comprendre ses toros et les faire briller, de Andrés Vázquez à El Cid, la liste n’est pas si longue au regard des cinquante années passées en haut de l’affiche.
À partir du début des années 1990, son fils Victorino Martín García intègre l’affaire et va apporter ses compétences de vétérinaire puis sa personnalité dans la sélection. Aujourd’hui la cabaña brava a changé et le Victorino contraste moins que par le passé avec ces congénères. Les toreros aussi ont évolué et la devise pâtit certainement de la réduction de leurs compétences au seul encaste parladeño. Cependant, le Victorino reste un toro de grand intérêt pour l’aficionado grâce à sa caste et à son physique fin et athlétique. Son irrégularité, qui est aussi une de ses caractéristiques depuis toujours, agace parfois, d’autant plus que la camada est très importante. Mais soyons-en sûr, sortiront encore de grands toros du fer du A couronné.

Ancienneté : 29 Mai 1919
Devise : Bleu et Incarnat
Signal : Hoja de higuera à chaque oreille
Propriétaire : Agropecuaria Victorino Martín S.L.
Gérant : Victorino Martín García
Fincas : "Monteviejo"  Moraleja"Las Tiesas de Santa Maria"  Portezuzlo
   Unión de Criadores de Toros de Lidia





Crédits photographiques : Terre de Toros  

 

En 1912, le Marquis de Albaserrada et son frère, le Conde de Santa Coloma, se séparent et partagent leur élevage. Don Hipólito Queralt, Marquis de Albaserrada, récupère la partie du troupeau la plus typée Saltillo. Il s'installe sur ses terres de Gerena, à quelques kilomètres au nord de Séville et crée un nouveau fer, le A couronné, l'annonçant à son nom. Le 29 mai 1919, il se présente à Madrid et prend son ancienneté. La course demeure à jamais dans les mémoires, non pour ce fait anecdotique, mais par le combat du toro ‘Barrenero’ qui impose les trois avis au maestro Rafael Gaona. Jusqu'à sa mort en 1920, le Marquis maintient son élevage en haut de l'affiche.

José Bueno Catón, un négociant de porcs de la région de Valladolid, qui possédait déjà du bétail d’origine Salillo succède au Marquis de Albaserrada et déplace le troupeau en Estrémadure. Après son décès en 1928, l'élevage est divisé en deux, une partie pour sa veuve Juliana Calvo et l'autre pour ses neveux Bernardo et Roque Escudero Bueno.

Juliana Calvo conserve à son nom la moitié du troupeau de son mari, mais c'est véritablement Antonio, son neveu, qui dirige les opérations. En 1941, suite à la mort de Juliana, les enfants Escudero Calvo : Antonio, Josefa, Florentina et Andrea héritent de l'élevage. Sous la main d’Antonio, la devise jouit d’une excellente réputation et les deux plus grandes figuras de l’époque que sont Manolete et Dominguín n’hésitent pas à les affronter. Mais le mauvais caractère d’Antonio complique le devenir de l’élevage et précipite sa division. Andrea sera la première à partir en 1945, puis les relations tumultueuses d’Antonio avec ses sœurs et ses beaux-frères finissent pas disloquer l’élevage qui va terminer entre les mains des frères Martín Andrés entre 1960 et 1965.

Le grand-père de Victorino Martín Andrés, Venancio, accumula un joli capital, résultat de son négoce en bétail bovin et caprin, si bien qu’il posséda jusqu'à quarante fermes. Il partagea son héritage entre ses cinq enfants. Son fils, Adolfo Martín Miguel hérita ainsi de plusieurs fincas à Galapagar (Madrid) et d’une partie des négoces agricoles. Fusillé durant la guerre civile, il laisse sa veuve à la tête de l’affaire familiale. Aidée par ses beaux-frères, elle va maintenir les négoces avant que ses trois jeunes fils, Adolfo, Victorino et Venancio soient en âge de travailler. Après un apprentissage aux côtés de leur oncle, ils prospèrent dans la vente de viande de boucherie. Les trois frères sont depuis leur tendre enfance à proximité des bovins même s’ils côtoient beaucoup plus le bétail manso que le brave. Dans les années 1940, le nord de Madrid est encore riche en ganaderías et la Guerre civile (1936-1939) a créé un désordre important dans le secteur, procurant aussi des opportunités. Les Martín Andrés vont d’abord approcher le milieu taurin de par le négoce de bêtes à destination des novilladas sans picador. Puis après un jeu d’achat - revente de plusieurs élevages de bravos, dont l’un acquis avec Manuel Aleas, ils conservent du bétail brave d’origine Graciliano pour créer un petit troupeau qu’ils installent dans une finca de Moralzarzal. Ils utilisent alors le fer en forme de V, créé par leur grand-père Venancio et utilisé jusqu’alors pour marquer le bétail manso. La devise aux couleurs vert et rouge est annoncée au nom de l’aîné, Adolfo Martín et inscrite à l’Asociación Nacional de Ganaderías de Lidia, plus communément appelée second groupe. Manuel Aleas, célèbre éleveur de la zone deviendra un bon ami de Victorino, il jouera un rôle important en lui ouvrant de nombreuses portes alors qu’il est encore totalement inconnu du milieu taurin. Et aussi sans doute en lui distillant de précieux conseils, véritables pépites d’or pour un jeune ganadero sans expérience.

Poursuivant leur expansion, les frères Martín Andrés achètent en 1960 l’élevage de Florentina Escudero Calvo. La transaction comprend 150 bêtes, les terres de la finca "Navas" et le droit de faire lidier au nom des Escudero Calvo, ce qu’ils feront jusqu’en 1965. La première sortie aura lieu le 30 avril 1961 à Saragosse pour une novillada, le résultat sera franchement mauvais. Mais, lors de la course suivante, le 27 août 1961, pour l'inauguration des arènes de San Sebastián de los Reyes, le lot sort extraordinaire. Passionnés par l'encaste Albaserrada, Adolfo et Victorino s'évertuent à retrouver la caste des Albaserrada quelque peu égarée par les Escudero Calvo. Certains donnaient même l’élevage des Escudero pour perdu, mais c’était sans compter sur la persévérance et l’œil avisé et aiguisé des Martín Andrés. Ils poursuivent leur aventure en achetant le reste de l'élevage des Escudero Calvo en deux lots de 150 bêtes chacun. D'abord la part de Josefa en 1962 puis enfin la part d'Antonio en 1965 accompagnée de la finca « Monteviejo » située en Estrémadure dans la province de Cáceres. À partir de cette date, ils jouissent de l'intégralité du fer d'Albaserrada et font combattre leurs toros au nom des Hermanos Martín. Peu avant cette dernière acquisition, en juillet 1965, les Martín Andrés avaient lidié en juillet une novillada à Madrid. L’empresa Jardón qui gérait alors les arènes ne respecta pas le contrat en refusant de payer l’intégralité de la somme convenue. S’en suivit une sévère dispute avec le piquant Victorino, si bien qu’un veto fut placé sur le jeune élevage de la part de l’organisation madrilène.
À partir de 1967, les toros sont couru au nom de Victorino Martín Andrés, le cadet. Le règlement de l’époque interdit de posséder deux fers au même nom, Adolfo l’aîné possédant déjà un fer, venait donc le tour de Victorino de disposer du sien. Mais, outre les qualités d’éleveur communes des deux hommes, Victorino possède en plus la malice et un art extraordinaire de la communication capable de retourner toutes les situations à son avantage, même les plus compromises. Sa personnalité va en faire un des ganaderos majeurs du XXème siècle et mener sa devise sur le devant de la scène. Même si son franc-parler va aussi la mettre quelquefois au bord du précipice comme dans son conflit avec l’impresario Jardón.
1968 sera une année clef, à la vie à la mort. Elle démarre de manière dramatique. Victorino, voulant séparer les étalons ‘Hospiciano’ et ‘Carminero’ qui se battent à mort, souffre une très forte blessure qui faillit lui coûter la vie. Barré de Madrid et avec un état de santé défaillant, la devise est dans une très mauvaise passe. C’est alors qu’intervient son ami Manuel Aleas pour lui ré-ouvrir les portes de Madrid et lui contracter une corrida pour le 18 août. Le lot entier est âgé de cinq ans, alors qu’à cette période il est rare de voir combattre des toros de plus de quatre ans, le guarismo n’étant pas encore en vigueur. Au physique s’allie le tempérament, les Albaserrada font parler la poudre dotant le spectacle d’une adrénaline inhabituelle, c’est un triomphe. Si bien qu’il est répété trois semaines plus tard, puis encore une fois avant la clôture de la saison. Le nom de Victorino Martín Andrés est né !

La devise va poursuivre crescendo son ascension. L’année suivante Andrés Vázquez qui va devenir un torero classique de l’élevage triomphe à Madrid avec ‘Baratero’ qui est glorifié d’une vuelta al ruedo, la première pour un Victorino à Madrid. En 1975, ‘Jaquetón’, également primé d’une vuelta, remporte le prix du meilleur toro de la San Isidro, le premier d’une longue série. Victorino Martín devient dans ces années 1970 un nom habituel du monde taurin. En 1976, les mâles quittent « Peña Negra » à Galapagar pour rejoindre les femelles établies dans la province de Cáceres sur la finca de « Monteviejo ». C’est là que grandiront les fameux toros de la corrida du siècle, lidiée à Madrid en 1982. Cette corrida marque le couronnement de la devise avec la sortie a hombros des trois toreros, la vuelta al ruedo de ‘Director’ et le prix du meilleur toro de la San Isidro pour ‘Pobretón’. Un mois plus tard, le toro ‘ Velador’ est grâcié, toujours à Madrid, la devise atteint alors son apogée.

Mais la réussite suscite aussi la jalousie. En 1987, Victorino Martín est accusé d’afeitado pour deux toros lidiés à Grenade et un à Madrid. Il réfute avec force la décision et se lance dans un âpre combat médiatique. Si bien qu’Antonio Borregón, alors président des vétérinaires espagnols, lui demande de reconnaître ces afeitados et en contrepartie il ne connaîtra plus jamais ce type de problème. Non seulement Victorino refuse le pacte, mais il le rend public. L’affaire fait grand bruit et s’en suit une guerre ouverte avec le corps vétérinaire espagnol qui le conduira à faire lidier la totalité de la camada 1990 en France. Il faudra toute l’intelligence de communication de Victorino Martín pour sortir de l’ornière et lui faire retrouver peu à peu sa place. On a là un fait à l’image de l’homme, bien loin de ce monde lisse et de la parole convenue des señoritos andalous qui dominent le milieu. Victorino est aux antipodes, lui l’éleveur parti de rien, rustique et à la parole vraie et qui produit le toro pour les aficionados et non pour les toreros. En 1996, il fait combattre pour la première fois ses toros à Séville, tout un symbole, qui le sacre définitivement sur la terre des toros.
Mais il faut aussi dire que Victorino sut parfois tendre le bâton pour se faire battre à cause de sa communication provocante et de pratiques parfois plus que limites, que ce soit sur l’état des cornes ou sur des marquage de fers douteux, qui lui valurent un important conflit avec le directeur de la revue taurine « Aplausos ».

Quelques années auparavant, en 1989, les trois frères Andrés, brouillés, mais voyant l’heure de leur succession arriver trouvent un accord pour se séparer et partager l’élevage. Victorino achète alors la part de Venancio et conserve le fer d'Albaserrada tandis qu’Adolfo conserve sa part et son ancien fer, qu’ils utilisaient alors pour marquer les mansos. C’est alors que Victorino Martín García, le fils de Victorino entre dans l’affaire. Après avoir avorté rapidement d’une carrière de novillero (1982-1985), il décroche un diplôme de vétérinaire. Il entreprend des travaux de rénovation dans l’élevage, principalement autour des thématiques de la génétique et de l’alimentation. La transition se fait dans la continuité et la douceur, même si les discutions entre père et fils sont rugueuses à l’image du caractère de Victorino. Néanmoins, Victorino García amène ses idées et sa personnalité. Une des premières corrections fut sur l’ouverture génétique de la ganadería qui était avant son arrivée dans un état de consanguinité très élevé. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, la devise possédant plus d’une trentaine de familles.
Entre 2010 et 2011 de graves problèmes sanitaires réduisent la camada qui tombe à 56 toros lidiés en 2015, alors qu’en 2008 l’élevage en faisait combattre 122, plus du double. Cette problématique résolue, le fer retrouve son rang et récupère ses parts de marché. Ces dernières années, le toro le plus marquant fut sans nul doute ‘Cobradiezmos’ lidié en 2016 à Séville et qui eut l’honneur d’être grâcié. Comme un dernier clin d’œil à Victorino Martín Andrés qui décédera l’année suivante après avoir été récompensé de la prestigieuse Medalla de Oro al Mérito a las Bellas Artes. ‘Cobradiezmos’ est l’idéal du toro de combat que cherche son fils, qui mène désormais la devise en compagnie de ses deux filles.

 


Le Marquis de Albaserrada et son frère le Conde de Santa Coloma se portent acquéreurs en 1905 de la moitié du troupeau de Eduardo Ibarra. Immédiatement, ils adjoignent des vaches et des étalons du Marquis de Saltillo réunissant ainsi les deux branches les plus fameuses de l'élevage du Conde de Vistahermosa : Barbero de Utrera par Ibarra et Salvador Varea par Saltillo.
Les deux frères s'installent dans la "Marisma" à la Isla del Guadalquivir à quelques pas de Séville pour fusionner les deux castes. Très vite leur concept du toro de combat porte ses fruits, le succès est presque immédiat.

En 1912, les deux frères se séparent. Le Marquis de Albaserrada récupère la partie du troupeau la plus typée Saltillo et base sa sélection sur cette origine. Les élevages des deux frères adoptent alors des identités différentes, chacun connaissant toutefois un fort succès. L'illustration de leur divergence apparaît clairement dans le nombre de toros lidié par la plus grande figura de l'époque : Joselito, 106 pour le Conde de Santa Coloma contre seulement 22 pour le Marquis. Point n'est besoin d'en rajouter pour imager la caste ardente des antiques Albaserrada.

Son successeur, José Bueno possédait déjà du bétail d’origine Saltillo, il est fort probable qu’il ajouta ce bétail à son nouveau troupeau installé dans la province de Cáceres sur la finca de « Monteviejo ». Là, il va faire perdurer la réputation de la devise. En 1928, à son décès, sa veuve Juliana Calvo hérite de la moitié du troupeau et conserve la finca. Dans les faits, c’est Antonio, son neveu, qui gère la devise. Si l’homme s’avère un bon éleveur, conduisant la devise dans un très bon moment dans les années 1940, son caractère que nous qualifierons poliment de difficile induit de grosses difficultés relationnelles avec sa famille, entre autres. Après le décès de Juliana, les relations entre Antonio, ses sœurs et ses beaux-frères s’aggravent. Andrea sera la première à partir en 1945, puis les relations sont telles que l’élevage est divisé en trois et installé sur trois fincas différentes, mais chacun fait lidier au même nom : frères Escudero Calvo. Florentina Escudero Calvo est installée à « La Nava », c’est son gendre, le docteur Valverde qui gère l’affaire et il cherche à vendre. Il ne va recevoir que des refus, ce qui n’est pas très étonnant, aucun ganadero n’étant intéressé pour acquérir un bétail en déchéance et sans aucun droit de fer. Aucun sauf les frères Martín Andrés qui flairent la bonne affaire et achètent le 18 août 1960 la finca et les 150 bêtes pour une petite somme. En avril 1962, ils achètent au mari de Josefa Calvo, la deuxième partie de l’élevage des Escudero Calvo, composée de la finca «Los Lavajos » proche de Guadarrama ainsi que 150 bêtes et de l’étalon ‘Barquillero’. Les mâles ne font pas partie de la transaction qui, si elle reste une bonne affaire, coûte déjà deux fois plus cher que la première. Enfin, le 23 décembre 1965, les Martín Andrés s’offrent un joli cadeau de Noël avec la troisième et dernière part de l’élevage des Escudero Calvo, disposant alors de l’intégralité des droits du fer. Cette dernière partie est celle d’Antonio qui était resté sur la finca historique de « Monteviejo » et comptait également 150 têtes.

Si on donnait alors l’élevage des Escudero Calvo comme perdu, il restait tout de même la génétique des Albaserrada du Marquis et s’il est vrai que l’irrégularité était forte, avec un penchant pour le moins bon, il n’en restait pas moins des qualités. Il fallait avoir la foi et la fougue de la jeunesse, Victorino était alors âgé d’une trentaine d’années, pour partir à la recherche de leur bravoure primitive.

Pourtant, à la surprise générale, les premiers grands succès ne tardent pas, du moins à l’échelle ganadera. Dès 1968, Victorino Martín s’est fait un nom à Madrid en y faisant lidier pas moins que trois corridas en quelques mois. Il est alors trop tôt pour que ces toros soient issus de sa sélection. Ses premiers triomphes ne sont pas ceux de l’éleveur de brave mais plutôt ceux du paysan à l’ œil avisé qui sut faire le tri de son bétail et le choyer, bien le nourrir et le faire grandir pour qu’il arrive dans l’arène intègre et en pleine possession de ses moyens physiques pour extérioriser toute sa race et sa bravoure.

Par la suite, fâché avec ses frères, il va continuer à forger seul ses Albaserrada agissant tel un aficionado, à la recherche de la force, de la caste et de la bravoure. « Je veux que la bravoure de mes toros soit ma légende » criait alors Victorino.
Les tientas de vaches sont très exigeantes. Quant aux mâles, ils seront toujours choisis suivant les meilleures familles et mis sur les vaches sans être tientés. La transmission de la bravoure n’étant pas forcément en relation avec la bravoure de l’étalon.

Les origines des Albaserrada sont restées intactes sans aucun métissage jusqu’à nos jours. Seule la sélection intervenant dans son évolution. Cette sélection s’est adaptée à l’évolution du toreo et on remarque une dilution de la race brute des premières années. La bravoure au premier tiers est également moins brutale, le Victorino semblant souvent se préserver avec grande intelligence pour la suite du combat. Toujours est-il qu’il reste un des élevages au comportement singulier et des plus intéressants à suivre.


Elevages d'origine Victorino Martin Andrés :


Elevages disposant de bêtes d'origine Victorino Martin Andrés :

 
 


Morphologie
 

Le toro de Victorino Martín est le descendant de l'Albaserrada qui est la portion la plus riche en Saltillo de l'élevage du Conde de Santa Coloma. La plupart du temps, sa robe s'inscrit dans les nuances du gris (cárdeno) mais il existe également de nombreux toros noirs. La tête est triangulaire au profil droit, avec un museau fin et allongé. Les yeux sont vifs et semblent écartés car le front est large. Les cornes sont fines (astifinas) et orientées vers le ciel (veleto). Le cou est long et très mobile grâce à un morrillo puissant. Long et musclé, le dos est plat et terminé par une croupe bien développée.


Comportement

Au moral le toro de Victorino est très encasté : vif, puissant, fier, grand combattant, il apprend vite et donne un combat très difficile. C'est sa caste qui fait toute sa réputation en créant l'émotion. On observe une grande diversité de caractères, du toro noble et collaborateur, au brave, encasté, débordant d'agressivité, en passant par la fameuse alimaña, toro réservé, à la charge courte qui se retourne sur le torero dès qu'il a dépassé ses chevilles. En somme, un mélange de sauvagerie, bravoure, caste et noblesse, avec toujours un point commun, l'émotion.

 
 

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