António Raúl Brito Paes
António Raúl Brito Paes

Depuis le milieu des années 2010, les deux frères Brito Paes ont divisé la ganadería héritée de leur père. António Raúl Brito Paes est installé à Ameijoada avec la moitié du cheptel originel qu’il maintient dans sa ligne Pinto Barreiros via Cabral Ascensão et Oliveira Irmãos. Très affable, hôte fort sympathique, mordu de toros, dévoré par l’envie de se faire un prénom dans le monde taurin, ce Brito Paes élève des estampes noires qui ont récemment connu des triomphes dans les arènes de Campo Pequeno à Lisbonne.

Ancienneté : -
Devise : Vieil or, Blanc et Carmen
Signal : Hoja de higuera à gauche et rasgada à droite
Propriétaire : António Raúl Brito Paes
Gérant : António Raúl Brito Paes
Fincas : “Herdade da Ameijoafa”  São Domingos
   Associação Portuguesa de Criadores de Toiros de Lide





Crédits photographiques : Terre de Toros  

 

La ganadería des Brito Paes est apparue aux alentours de 1960 (ancienneté portugaise en 1962), une quinzaine d’années après celle de Lampreia avec laquelle il est possible de concevoir une certaine sororité. António da Luz da Silva Brito Paes fonda son élevage en achetant une cinquantaine de vaches à Filipe Malta da Costa, toutes marquées du fer de Durão et toutes livrées en pâture aux assauts de reproducteurs d’António Silva (donc purs Pinto Barreiros à l’époque) dont un bien nommé ‘Fundador’.

Comme partout ailleurs, la Réforme agraire de la seconde moitié des années 1970 plongea l’élevage dans la plus grande incertitude et c’est un euphémisme. Prévenant, le ganadero avait décidé de diviser son élevage en deux lots, chacun se voyant offert une herdade familiale. Ainsi, 80 vaches demeurèrent à Monte Velho (sur le municipio de Vale do Santiago, lui-même rattaché à la plus imposante Odemira) avec un reproducteur alors que les 40 plus âgées rejoignaient les terres dites d’Ameijoada quelques trente kilomètres plus au nord. L’idée s’avéra géniale pour la survie et la reconstruction du jeune élevage. Effectivement, à l’heure de la récupération, le cheptel de Monte Velho avait disparu — il se raconte que le semental fut dégusté lors d’un banquet — alors que seules quelques vaches survivaient du côté d’Ameijoada. Ce sont ces rescapées qui servirent de base pour repartir de zéro mais toujours avec le sang national de Pinto Barreiros par l’entremise de ses deux bras secondaires : l’Oliveira Irmãos et le Cabral d’Ascensão.

Après la mort du fondateur, deux de ses héritiers décidèrent de partager l’élevage (2013-2014) en deux entités distinctes : Joaquim José Brito Paes conservait la moitié du bétail, le fer historique et la herdade de Monte Velho alors qu’António Raúl Brito Paes s’installait à Ameijoada pour y fonder une nouvelle camada portant son nom et marquée du fer qu’utilisait son grand-père maternel. À la différence de son frère Joaquim qui a introduit un (ou des) reproducteur d’origine marques de Domecq, António Raúl Brito Paes a maintenu intacte la ligne construite par son père et très dominée par l’influence Oliveira Irmãos. En 2019, la ganadería a triomphé dans les arènes de Campo Pequeno de Lisbonne où elle se présentait : le toro n° 95, une estampe nommée ‘Jerela’ fut déclaré meilleur astado de la saison lisboète ce qui permit au fringant ganadero de lui laisser la vie sauve et de le ramener sur les terres d’Ameijoada comme étalon.

 


António da Luz da Silva Brito Paes fonda son élevage au début des années 1960 en achetant une cinquantaine de vaches à Filipe Malta da Costa, toutes marquées du fer de Durão, et toutes livrées en pâture aux assauts de reproducteurs d’António Silva (donc purs Pinto Barreiros à l’époque) dont un bien nommé ‘Fundador’.

Comme partout ailleurs, la Réforme agraire de la seconde moitié des années 1970 plongea l’élevage dans la plus grande incertitude. Prévenant, le ganadero avait décidé de diviser son élevage en deux lots, chacun se voyant offert une herdade familiale. Ainsi, 80 vaches demeurèrent à Monte Velho avec un reproducteur alors que les 40 plus âgées rejoignaient les terres dites d’Ameijoada quelques trente kilomètres plus au nord. L’idée s’avéra géniale pour la survie et la reconstruction du jeune élevage. Effectivement, à l’heure de la récupération, le cheptel de Monte Velho avait disparu alors que seules quelques vaches survivaient du côté d’Ameijoada. Ce sont ces rescapées qui servirent de base pour repartir de zéro mais toujours avec le sang national de Pinto Barreiros par l’entremise de ses deux bras secondaires : l’Oliveira Irmãos avec des reproducteurs comme comme ‘Toucadilho’ en 1984 ou ‘Carrapateiro’ en 1990 et le Cabral d’Ascensão.

Après la mort du fondateur, deux de ses héritiers décidèrent de partager l’élevage (2013-2014) en deux entités distinctes : Joaquim José Brito Paes conservait la moitié du bétail, le fer historique et la herdade de Monte Velho alors qu’António Raúl Brito Paes s’installait à Ameijoada pour y fonder un nouveau fer portant son nom. Ce dernier conserve le sang Pinto Barreiros intact, sans influence Domecq comme chez son frère.

 
 

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