Joaquín Núñez del Cuvillo
Joaquín Núñez del Cuvillo

Joaquín Núñez del Cuvillo appartient à la très vaste famille taurine des Nuñez. Aussi, quand il débute en 1982 à l’âge de 52 ans sa propre ganadería, il jouit déjà d’une profonde connaissance en la matière. Côté bétail, il se tourna vers Jaime Osborne Domecq. Les résultats sont décevants et après avoir cherché de nombreuses solutions, il trouve la bonne formule chez Juan Pedro Domecq. La rame Domecq devient prépondérante et domine les autres lignes de la ganadería : Osborne, Marquis de Domecq, Torrestrella et Nuñez.
Il rencontre la réussite en 1992 pour ne plus jamais la lâcher. L’élevage de Núñez del Cuvillo est devenu peu à peu « l’élevage des toreros », si bien que « El Grullo » constitue un de leurs fiefs. Faisant combattre plus d’une centaine de toros chaque année, il est un des leaders incontestés de l’escalafón ganadero.

Ancienneté : 13 Mai 1991
Devise : Vert, Blanc et Rouge
Signal : Descuarte à droite - Rabisaco à gauche
Propriétaire : Joaquín Núñez del Cuvillo
Gérant : Joaquín Núñez del Cuvillo
Fincas : "El Lanchar"  Conil de la Frontera"Los Arenalejos"  Medina-Sidonia"El Gallarín" - "El Grullo" "El Lanchar"  Vejer de la Frontera
   Agrupacíon Española de Ganaderos de Reses Bravos





Crédits photographiques : Terre de Toros - Louise de Zan  

 

Joaquín Núñez del Cuvillo appartient à la très vaste famille taurine des Nuñez. Aussi, quand il débute en 1982 à l’âge de 52 ans sa propre ganadería, il jouit déjà d’une profonde connaissance en la matière. Côté bétail, il tenta de se fournir d’abord avec les produits de la maison, mais le prix exorbitant l’en dissuada. Il se tourna alors vers l’élevage de Jaime Osborne Domecq, qu’il acheta intégralement et s’installa à Vejer de la Frontera dans la finca de « El Grullo ». Les résultats furent décevants, la noblesse était là, pour sûr, mais également la faiblesse et le manque de race. Alors, Joaquín se prit à chercher d’autres solutions. Il s’intéressa d’abord à l’encaste Nuñez. Ainsi, il achète en 1985 l’élevage de Carlos Nuñez de Tarifa à Antonio Ordoñez et y ajoute des bêtes de la veuve de Paquirri et d’Antonio Muñoz, de même origine. L’origine Nuñez est conservée sous le nouveau fer acquis et inscrit au nom de ses enfants, Ganadería de Nuñez Benjumea. Mais ses attentes ne sont pas plus satisfaites et en 1989 ce sont des bêtes de don Atanasio Fernández qui rejoignent « El Grullo ».

Il rencontre sa première réussite avec des bêtes de Sayalero y Bandrés, d’origine Marquis de Domecq. Une ligne qu’il renforce avec des bêtes de la maison mère ainsi que des Torrestrella. Puis, à force de chercher, Joaquín va finir par trouver la bonne formule. Dans les années 1990, il se rend à « Lo Alvaro », la finca de Juan Pedro Domecq Solís pour y acheter un lot. Bien que modeste, 40 vaches et 3 étalons, le lot est de grande qualité, il sera la source de son troupeau. Sa ligne Domecq, Joaquín l’enrichit ensuite par des apports de chez Daniel Ruiz, Santiago Domecq et Garcigrande. Car si Joaquín Núñez del Cuvillo est issu de la plus pure tradition taurine, ses pratiques d’éleveur sont clivantes. Il n’hésite pas à acheter des bêtes aux meilleurs élevages du moment et sans aucune honte, bien au contraire il en tire une grande fierté. Il opère tel un industriel appliquant des pratiques d’amélioration continue, acheter aux meilleurs pour devenir un des meilleurs.

En 1992, il rencontre un succès retentissant à Valladolid pour l’alternative de Manolo Sánchez. Les trois toreros sortent a hombros et depuis ce jour l’élevage n’a plus quitté le haut de l’escalafón, dépassant chaque année la centaine de toros lidiés. Sa régularité est impressionnante. Pour arriver à une telle production, les naissances se font toute l'année et les toros sont parfois combattus juste à l'âge de quatre ans. À frôler trop souvent la ligne rouge, on finit par la franchir et l’élevage fut plusieurs fois épinglé pour falsification sur l'âge des toros, au point d'être exclu en 1995 de l'U.C.T.L. C'est dire ! Aujourd’hui, il est l'élevage leader du quatrième syndicat : l'Agrupacíon Española de Ganaderos de Reses Bravos.

Le toro qu’il cherche à produire est le toro que désirent les toreros. Il faut pour lui s’adapter à leur besoins, c’est une nécessité et les écouter est primordial. Sa maison est bien-sûr celle des figuras. On peut débattre sur cette philosophie mais il faut reconnaître que des idées aux réalisations la route est longue et Joaquín a le grand mérite d’avoir su convertir ses ambitions en réalité, car son élevage est bien le préféré des toreros.
Pour mener à bien son projet, il s’est entouré de sa famille au sein de laquelle son épouse Isabel Benjumea Cabeza de Vaca tient une place de choix. Il partage avec elle beaucoup de ses décisions. Parmi ses sept enfants, Alvaro et Joaquín se sont formés à ses côtés. Mais le caractère de don Joaquín ne doit pas être des plus faciles car Joaquín fils s’en est allé voler de ses propres ailes en 2005 sous l’appellation Nuñez de Tarifa et son frère Alvaro en fit de même en 2018, inscrivant son élevage à son propre nom. La gestion de l’élevage familial fut alors laissée au neveu de Joaquín, Alvaro de la Campa, mais sa gouvernance fut brève, puisque dès la deuxième année il jeta l’éponge. Même âgé de 90 ans, Joaquín Núñez del Cuvillo reste le maître de sa maison.

 
 

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