Rodriguez de Iruelo
Rodriguez de Iruelo

A "Iruelo", célèbre finca du Campo Charro, longtemps spécialisé dans le Patas Blancas, c'est aujourd'hui le Santa Coloma qui prime. Là, José Ignacio Rodriguez Gomez est ganadero pour le plaisir comme il se plait à dire, ce qui lui permet de s'affranchir de nombreuses contraintes. Ainsi, très peu de bêtes (4 ou 5) passent chaque année l'épreuve de sélection et la camada entière part pour les novilladas sans picador. Et peu importe si ses Santa Coloma gênent les toreros, c’est d’eux que José Ignacio rêve, des Santa Coloma de ligne Ybarra, noir, noble et piquant.
L'homme à la chance d'avoir un excellent sang, celui de Dionisio Rodriguez, et fait tout pour le conserver, voir l'améliorer. Héritier d'une dynastie d'éleveur, José Ignacio fait perdurer le fer de ses ancêtres, le R des Rodriguez entrelacé du I de Iruelo, nommé Rodriguez de Iruelo, auquel il a adjoint celui de ses propres initiales qui porte son nom.

Ancienneté : -
Devise : Blanc et Carmen
Signal : Hendido à chaque oreille
Propriétaire : José Manuel Rodriguez Tabernero
Gérant : José Manuel Rodriguez Tabernero
Fincas : "Iruelo"  Sando
   Asociación de Ganaderías de Lidia



À la fin des années 1940, Felicitas Tabernero Fernández crée son élevage de toros bravos et choisit du bétail de Rogelio Miguel del Corral. Cette devise mérite qu’on s’y attarde quelque peu.
Ce Rogelio était en outre maire de Villavieja de Yeltes, un petit village du Campo Charro connu pour ses nombreux élevages. Il entre à l’U.C.T.L. en 1934 en achetant le fer d’Angoso et par la même occasion quelques bêtes d’origine Santa Coloma – Veragua, le même mélange qui donna les Vega-Villar, les fameux Patas Blancas. Bétail qu’il renforce en toute logique avec des vaches d’Arturo Cobaleda (Vega-Villar). Dans les années 1940, le fer annoncé « Miguel del Corral Rodríguez » est en vogue et jouit d’un excellent cartel, en particulier à Madrid. En ce cantonnant aux arènes madrilènes de Las Ventas, le palmarès est éloquent : vuelta al ruedo à ‘Cigarrero’ en 1941, à ‘Rosón' et à ‘Braveruco’ en 1945 et le 12 octobre de cette même année, le public oblige le ganadero à faire le tour de piste. Rogelio vend son fer de l’U.C.T.L. en 1951, mais poursuit son aventure avec son fer de seconde jusqu'à son décès en 1961. Son élevage fut à l’origine de nombreux autres évoluant dans la région de Salamanque.

Felicitas Tabernero Fernández se retrouve donc, comme nombre de ses collègues, avec du bétail Patas Blancas de Miguel del Corral et implante sa ganadería à « Iruelo ». Cette finca est située en plein cœur du Campo Charro, à quelques lieux de Sando, et constitue un lieu idéal pour le bétail brave. D’ailleurs, dans les années 1950, la finca n’abritera pas moins de trois élevages. Outre celui de Felicitas, résident à « Iruelo » la ganadería de Estebán et Auxilio Tabernero Rodríguez (origine Espioja) et celle de Victoriano et Alejandro Tabernero de Paz (Patas Blancas). Tout ce petit monde étant d’une même et très grande famille.
Felicitas Tabernero Fernández nomme d’abord sa devise blanche et grenat : « Iruelo de Sando » et tente en 1950, de même que ses voisins « Estebán y Auxilio de Iruelo », d’accéder par la prueba à la prestigieuse U.C.T.L. L’entreprise avorte pour les deux parties faute de comptabiliser le nombre de spectacles requis avant la fin du délai imparti. Si Estebán y Auxilio persévèrent et accédèrent finalement à l’U.C.T.L. en 1953, Felicitas va préférer s’inscrire à l’A.G.L., une association à laquelle elle restera fidèle.
En 1973, José Manuel Rodríguez Tabernero succède à sa mère avant que la ganadería ne passe aux mains de son épouse, Amalia Rodríguez de Rodríguez en 1992. Plus récemment, c’est leur fille Monserrat Rodríguez Rodríguez qui est devenue la nouvelle propriétaire et s’annonce : « Rodríguez de Iruelo ». Quelques années plus tôt, en 1989, une division de l’élevage fut concédée au cousin de Amalia, José Ignacio Rodríguez Gómez qui inscrit lui aussi son fer à l’A.G.L.

Les deux fers sont aujourd’hui gérés par José Ignacio Rodríguez Gómez. Amoureux du Santa Coloma, il maintient sous le vieux fer de « Iruelo » les Santa Coloma-Veragua de la ligne ancienne de la casa. Mais les ambitions de José Ignacio se portent sur son fer patronyme, exclusivement consacré au sang Santa Coloma Ybarra de la ligne Dionisio Rodríguez.

 


La finca de « Iruelo » possédait jadis trois élevages braves, aujourd’hui n’en reste plus que deux. Tous deux sont menés par José Ignacio Rodríguez Gómez et entretenus autour de l’origine Santa Coloma qu’a toujours connue « Iruelo ». José Ignacio n’est pas devenu ganadero par hasard, c’est en quelque sorte son destin et à voir ses yeux lorsqu’il parle de ses Santa Coloma, il s’agit d’une destinée heureuse. Ses oncles étaient déjà ganaderos, José Manuel Rodríguez Tabernero détenteur du fer de la R : « Iruelo de Sando » mais aussi Victoriano et Alejandro Tabernero de Paz propriétaires de la ganadería du même nom. Ses cousins sont également du milieu puisqu’il s’agit des héritiers du fameux Dionisio Rodríguez.
Pour en revenir à la généalogie taurine, José Ignacio Rodríguez entretient à « Iruelo » deux fers. L’un est à son nom avec du bétail de Dionisio Rodríguez et l’autre, le vieux fer familial de la R avec des origines Santa Coloma – Veragua anciennes.

Il faut remonter aux années 1930 pour retrouver la trace des Santa Coloma de « Iruelo ». À cette époque, Rogelio Miguel del Corral détenait une devise formée à partir d’un mélange Saltillo – Santa Coloma - Veragua par la famille Angoso. Une alliance à laquelle il donna sa touche personnelle en ajoutant des vaches de Arturo Cobaleda, d’origine Vega-Villar. Les résultats furent d’un bon niveau et le fer de Rogelio Miguel del Corral eut sa période de gloire.
À la fin des années 1940, Felicitas Tabernero Fernández, créatrice du fer de « Iruelo de Sando » débuta avec un lot de bêtes Miguel del Corral. Un cheptel que la famille entretient dans l’esprit Santa Coloma, même si les touches de Patas Blancas restent présentes. L’héritage de ces Santa Coloma si particuliers a réussi à passer le siècle et persiste sous le fer de « Rodríguez de Iruelo ». Il s’agit des uniques restes de la devise de Miguel del Corral. Le troupeau se compose aujourd’hui d’une vingtaine de vaches mères qui témoignent d’un passé plus que d’une ambition d’avenir. Car l’engouement de José Ignacio va clairement vers ses Dionisio Rodríguez. Il ne délaisse pas pour autant ses vieux Santa Coloma et se plait à faire remarquer leur ressemblance physique avec les « Dionisios ». Magie de la sélection. Quant au comportement, « ils sont plus suaves, plus nobles que les Dionisio mais au cheval c’est l’inverse, ils sont plus âpres. »

Toujours est-il que ce soit les Dionisio Rodríguez ou les « Rodríguez de Iruelo », des Santa Coloma des années 1950 peuplent « Iruelo ». Des Santa Coloma atypiques, qui plongent le visiteur dans un passé nostalgique presqu’irréel. « Iruelo » comme un petit trésor que l’on se plait à découvrir.

 
 

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