María del Carmen Camacho
María del Carmen Camacho

Manuel Camacho, installé dans le célèbre pueblo de Medina-Sidonia, a repris en 1956 l'élevage de Francisco Chica, qui avait su mettre en avant la caste du mélange Vázquez-Vistahermosa du duc de Braganza, propriété de la famille royale du Portugal. Mais, depuis déjà bien longtemps, le troupeau est d’origine Nuñez. Sa fille María del Carmen Camacho lui a succédé avant de laisser la direction des opérations à sa fille Silvia Meléndez Camacho qui maintient l’élevage, non sans difficulté. La devise a connu de bons moments, une solide réputation même, mais ces temps sont révolus. Désormais, les mâles sont vendus à l’âge de un an, et le dernier toro lidié de la devise remonte à la temporada 2012.

Ancienneté : 8 Juin 1913
Devise : Vert et Argent
Signal : Hoja de higuera à droite - Rasagada à gauche
Propriétaire : Maria del Carmen Camacho Garcia
Gérant : Silvia Meléndez Camacho
Fincas : "Alcántara" - "Charco Dulce" - "La Quinta"  Medina Sidonia
   Unión de Criadores de Toros de Lidia



Le fer en forme de couronne de l'élevage de María del Carmen Camacho nous conduit à la maison royale du Portugal, plus connue dans le monde tauromachique sous l'appellation des ducs de Braganza. La famille royale élevait depuis le XVIII° siècle du bétail brave, principalement pour un usage local. Mais, en 1832, Fernando VII, roi d'Espagne, offre à son neveu Miguel Ier, duc de Braganza, un lot de 50 vaches et de deux étalons de sa real vacada, d’origine Vázquez. Dès lors, l'élevage inscrit au nom du duc de Braganza prend un tout autre essor. Une des plus grande preuves de la qualité du troupeau fut son expansion à d’autres éleveurs portugais au cours du XIX° siècle, incrustant les gènes de la caste vazqueña à l’ensemble du Portugal, comme ce fut le cas par exemple avec la devise de Palha.

Au début du XX° siècle la tauromachie évolue et comme dans de nombreux autres élevages des rafraîchissement de sangs sont effectués. D’abord des vaches Veragua viennent s’ajouter au troupeau puis seront introduits deux étalons de Eduardo Ybarra, de pure souche Vistahermosa, qui influencent fortement la devise. Ce n’est que tardivement que l’élevage de la maison royale portugaise se présente à Madrid, le 15 août 1909, sous l'appellation du duc de Braganza. Soit à peine une année avant que la monarchie portugaise ne chute (1910) et n’oblige à la mise en vente de l’élevage. En 1910, le Sévillan Antonio Flores Iñiguez achète la plus grande partie du troupeau avec fer et devise. L’élevage retourne alors en Espagne où il restera définitivement. L’homme se présente à Madrid le 8 juin 1913, date de l’ancienneté actuelle de la devise. En 1929, Ramón Ortega Velázquez installe le troupeau à Medina-Sidonia dans la province de Cádiz. Sans peine ni gloire, il passe la devise en 1940 à Francisco Chica Navarro qui venait de se défaire de son ancien élevage hérité de Hidalgo-Barquero (1935-1940). L'homme, plus connu sous l'apodo de "Curro Chica", va redorer le blason de la devise, allant jusqu'à vendre quelques lots de bétail à d'autres ganaderos. Au décès de Francisco, en 1955, l'élevage est partagé en deux. Une partie allant à sa mère Maria Navarro, l'autre à sa veuve, qui conserve le fer et se défait rapidement de l'élevage au bénéfice de Manuel Camacho et d'Alvaro Domecq.

Alvaro Domecq choisit les meilleures vaches pour les insérer dans sa ganadería de "Torrestrella", tandis que Manuel Camacho conserve les droits du fer et le restant du troupeau, l’annonçant au nom de son épouse Francisca García Villalón, car il possédait déjà à son nom, depuis 1952 un élevage de bravo d'origine Parladé. La famille Camacho, installée à Medina-Sidonia, mène les deux devises de front jusqu'en 1966 date à laquelle Manuel vend l'élevage de son patronyme pour annoncer à son nom le fer de la maison royale du Portugal. L'année suivante, il remplace le bétail Vázquez-Vistahermosa par du sang Carlos Nuñez que la famille préserve encore de nos jours.
Depuis 1984, l'élevage est annoncé au nom de sa fille doña María del Carmen Camacho García, qui, après une période faste, se contente désormais de maintenir l’élevage et vend les mâles à l’âge d’un an, juste après les avoir ferrés. Le dernier toro lidié de la devise remonte à la temporada 2012.

 

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