El Pilar
El Pilar

Après s’être occupé avec ses frères de l’élevage du Puerto de San Lorenzo, Moises Fraile tente en 1987 l’aventure en solitaire. Il choisit scrupuleusement du bétail d’origine Domecq de la ganadería d’Aldeanueva et débute sa sélection. Il va construire un toro plus bas mais charpenté et harmonieux, brave pour sûr et doté d’une noblesse de grande classe. Seule la faiblesse originelle des Aldeanueva qui ressort de temps à autre entache encore les résultats. Fort de ces atouts, la devise entre dans les cartels forts des ferias de premier plan.
En 1996, il revint aux sources en profitant de la division de la devise du Puerto de San Lorenzo pour créer le fer de Moisés Fraile encasté avec les Lisardo Sánchez familiaux.

L’élevage fait partie de la « Champion’s » comme aime à dire Moisés. Mais ce n’est pas pour autant que l’homme va faire des concessions à la facilité. Il reste sur une production mesurée et maitrisée, fidèle à ses conceptions de toro du combat.

Ancienneté : 30 Juin 1991
Devise : Vert et Blanc
Signal : Hendido à chaque oreille
Propriétaire : Ganadería El Pilar, S.L.
Gérant : Moisés Fraile Martín
Fincas : "La Granja del Campo de Yeltes"  Retortillo"Puerto de la Calderilla"  Tamames
   Unión de Criadores de Toros de Lidia



L'origine historique de l'élevage de Moisés Fraile, "El Pilar", tient dans la filiation de celui de Coquilla. Mais, bien évidement le lien n'est qu'historique. Les petits Santa Coloma de Paco Coquilla subsistèrent tout de même dans la ganadería jusqu'en 1940, bien que leur nombre fût considérablement réduit durant la Guerre civile (1936-1939).

Le fondateur de l’élevage est Alicio Cobaleda Marcos qui récupère en 1940 quelques bêtes de provenance Coquilla et reforme complètement le cheptel avec du bétail familial, les fameux Vega-Villar ou Patas blancas. A sa mort, l’élevage subira une véritable explosion, puisqu’en 1948 les héritiers sont au nombre de huit : Maria Gajate sa veuve, Catalina et Eusebia ses filles et enfin ses cinq fils, Alicio, Habecuc, Luciano, Jesús et Ignacio. Seules les parts de Luciano et de Eusebia resteront dans la famille.
En 1980, les deux enfants de la famille se partagent les élevages des parents, Maria del Carmen prend en charge les Santa Coloma du père tandis que José Luis succède à sa mère, ajoute des vaches de l’élevage de son père et annonce la ganadería à son nom.

En 1986, Antonio Pérez-Tabernero met fin au règne des Cobaleda et nomme la devise La Rivera. Nom de courte durée, puisque l'année suivante l'élevage est acheté par Moisés et Maria del Pilar Fraile Gomez, qui le nomment El Pilar. Ils éliminent tout le bétail et reforment le troupeau avec 60 vaches de Aldeanueva. La première priorité de Moisés Fraile sera de récupérer un niveau sanitaire correct, car à l’époque l’élevage n’est pas sain et le taux de fertilité très bas. Cet état sanitaire est également la source d’une faiblesse importante qui inhibe trop souvent les qualités de son bétail. Bien que d’origine Domecq, le toro de Aldeanueva est morphologiquement très distinct. C‘est un toro haut et lourd qui peut approcher les 700 Kgs et qui semble pourtant efflanqué. Moisés Fraile n’aime pas cette morphologie et par sa sélection va faire du El Pilar un toro plus bas, mieux proportionné, fidèle à sa conception du toro de combat, une bête harmonieuse avoisinant les 520Kgs. S’il a choisi le bétail de Aldeanueva ce n’est donc pas pour son trapío mais pour sa génétique. Un ADN qu’il va renforcer en ajoutant des étalons de Juan Pedro Domecq.

Ce ne sont pas là les débuts en tant que ganadero de Moisés Fraile, qui, issu d'une célèbre famille d’éleveurs du Campo Charro, menait jusqu’alors conjointement avec ses frères l’élevage du Puerto de San Lorenzo d’origine Lisardo Sánchez. En 1996, il renoue avec le bétail familial en créant un nouveau fer annoncé Moisés Fraile issu d'une division du Puerto de San Lorenzo. Toutefois, cet élevage reste discrètement en retrait de celui d’El Pilar.

 


Dans la famille Fraile, Moisés s’est démarqué en choisissant d’élever du Domecq. En 1987, il quitte ses frères et tente sa chance sous le fer de « El Pilar ».

L’origine Juan Pedro Domecq vient de l’élevage de Aldeanueva dirigé alors par Domingo Matías Bernardos. L’homme dénommé populairement « El Raboso » avait acquis en 1969 cette origine alors marginale dans le Campo Charro auprès de Maria Agustina Fonseca. La sélection du « Raboso » va sortir son Domecq du type original, créant un toro armé, haut, long, lourd approchant parfois les 700 Kgs et pourtant d’allure efflanquée. Son toro est si différencié qu’il est devenu un encaste à part entière : Le Domecq de Salamanque.

En 1987, ce sont 60 vaches et des étalons de Aldeanueva qui arrivent à "Puerto de la Calderilla". Mais Moisés Fraile n’aime pas cette morphologie si particulière du Aldeanueva, la motivation première de son acquisition étant basée sur la génétique Domecq. Sa sélection va alors s’efforcer de chercher un toro plus bas, mieux proportionné, fidèle à sa conception du toro de combat, une bête harmonieuse avoisinant les 520 Kgs. Dans cette entreprise, Moisés utilisera des étalons de la maison mère Juan Pedro Domecq. Le toro du « Raboso », doté d’un cou long et musclé, aleonado, au postérieur peu développé et à la ligne ensellée détenait un centre de gravité déporté vers l’avant, trop vers l’avant, ce qui occasionnait des chutes. Moisés Fraile va transformer ce toro en musclant son postérieur et en diminuant son côté ensellé pour l’équilibrer.

En 1996, un second troupeau est créé avec du bétail de son frère et voisin Lorenzo, propriétaire du Puerto de San Lorenzo. Il tenta même de croiser ses deux origines, mais peu à peu, il élimina tous les toros croisés.


Elevages d'origine El Pilar :

 
 

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