San Martín
San Martín

En 2010, les frères Hornos achètent le fer de García-Pedrajas à Ignacio Huelva, ainsi que tout le bétail d'origine Santa Coloma qui couvrait alors les fers de Hernández Plá - San Martín et Pérez de la Concha. L'élevage est renommé San Martín et on retrouve une situation analogue à la configuration initiale créée par Pepe Chafik.
Alberto Manuel Hornos, ex torero originaire de Coria a créé avec son frère Amadeo le groupe taurin Cebertauro. Ils organisent des spectacles taurins et s'occupent de toreros, ne manquait plus qu'un élevage de toros pour compléter l'affaire. Le choix des Santa Coloma est quelque peu étonnant venant d'un groupe taurin, mais qui sait ? Espérons que les frères sauront faire renaître l'espoir que ce fer suscita avant qu'il ne tombe dans l’oubli.

Ancienneté : 19 Mai 1999
Devise : Violet et Vert
Signal : Orejisana à chaque oreille
Propriétaire : Alberto Manuel et Amadeo Hornos Valiente
Gérant : Alberto Manuel Hornos Valiente
Fincas : "La Zarzuela"  Calzadilla
   Unión de Criadores de Toros de Lidia





Crédits photographiques : Terre de Toros  

 

L'origine historique de l'élevage de San Martín tient dans la filiation de celui de Paco Coquilla, même si le lien est uniquement historique. Sa véritable naissance, c'est-à-dire la création des droits du fer, eut lieu en 1948 lors du partage de l'élevage de Alicio Cobaleda.
Un des huit lots incombe au fils de Alicio, Ignacio Cobaleda Gajate, qui le nomme "Buenavista" et remplace les Patas Blancas de son père par des bêtes de Lorenzo Rodríguez (origine Vázquez - Gamero Cívico). Il ne les verra pas grandir, puisqu’il vend son bien en 1951 à Laurentino Carrascosa.

Avec toutes ces origines différentes, il n’est pas facile de se faire une idée du bétail de l’époque. D’autant plus que Manuel Muñoz Aguilar, qui achète l’élevage en 1957, complique encore la donne en introduisant des vaches et deux étalons de Manuel Camacho (origine Veragua – Ibarra). Toujours est-il que le mélange ne doit pas être de grande qualité au regard de la répétition des ventes et de leur proximité.
En 1962, la devise change une nouvelle fois de mains pour atterrir entre celles de don Jesús Sánchez Montejo, qui la revend à son tour en 1966 à doña Luisa Flamarique Lasa. Sous sa gouverne, l’élevage va fixer quelque peu ses origines dans le sang Santa Coloma par l’apport d’un lot de vaches et d’un étalon de Joaquín Buendía ainsi que d’un lot de femelles de Felipe Bartolomé (même origine). En 1969, le torero Francisco Camino Sánchez, ‘Paco Camino’, qui remporta d’immenses succès avec le bétail de Buendía, devient propriétaire et rajoute 60 femelles et un étalon de la casa Buendía. Mais il se défait très vite de l’élevage au profit de doña Carmen Espinal de Blázquez. La ganadería va alors connaître une période de stabilité (relative), presque dix ans sans changer de propriétaire !
L'élevage redevient ensuite la propriété de Francisco Camino en 1985.

Dix ans plus tard, les éleveurs mexicains don Marcelino Miaja Calvo et don José Chafik Hamdam achètent les droits du fer ainsi qu'une grande partie des bêtes d'origine Buendía. Paco Camino se réservant tout de même une pointe de bétail pour continuer sa sélection sous le nom de "Los Camino".
La fortune des deux nouveaux ganaderos va leur permettre de mener à bien leur fantasme : reconstituer l’élevage du Conde de Santa Coloma. Ils vont alors acquérir, auprès de pas moins de huit éleveurs et souvent à prix d’or, du bétail découlant de la ganadería du Conde ; soit des vaches et des étalons de Sánchez-Fabrès, Joaquín Buendía, Sánchez Arjona, Palomo Linares, Hijos de Ignacio Pérez-Tabernero, Joaquín Moreno de Silva et Barcial.
Conduire une telle ganadería, regroupant des sangs d’une même origine, mais qui, menés indépendamment depuis plus d’un demi-siècle ont muté, n’est pas une tâche aisée. Alternant réussites et échecs, la ganadería fut partagée en 2005, une partie partant pour le continent sud américain, l'autre restant en Espagne. Celle-ci fut acquise par Ignacio Huelva.

Ignacio Huelva est un riche homme d'affaire qui va investir dans le bravo, il ira jusqu'à compter pas moins de cinq fers inscrits à l’U.C.T.L. Après avoir renommé en 2008 l'élevage du nom de la finca "La Gloria", il déplaça le bétail Santa Coloma des ex San Martín sur le fer historique de Hernández Plá et peupla l'élevage de ses Domecq issus du fer de "La Gloria". Enfin, en 2009, il renomme l'élevage García-Pedrajas, avant de vendre l’année suivante le fer aux frères Hornos Valiente.

Les deux frères achètent avec le fer tous les reproducteurs et reproductrices marqués des fers de San Martín, Hernández Plá et Pérez de la Concha, ainsi que les camadas associées. Installés non loin de Coria, un travail important de sélection les attend pour éliminer les années d’inconséquence.

 

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