Gómez de Morales
Gómez de Morales

Le couple aficionado de Francisco Morales et Miriam Gómez se paye en 2010 le fer de Clemares, héritage d'un des petits-fils de Alipio Pérez-Tabernero (Javier) et entre à l’U.C.T.L.
Installées sur les terres de Terradillos (Salamanque), leurs bêtes sont d'encaste Domecq aux origines diverses. D’abord via La Campana et Vellosino, puis via Garcigrande et Jandilla. L'élevage est en construction et fait partie de la multitude d’élevages Domecq de seconde zone. Souhaitons-lui de se démarquer rapidement, mais rien n’est moins sûr.

Ancienneté : -
Devise : Rouge et Blanc
Signal : Orejisana à chaques oreilles
Propriétaire : Explotación Ganadera Gómez de Morales, S.L.
Gérant : Mirian Gómez Zamorano
Fincas : "La Maza"  Terradillos
   Unión de Criadores de Toros de Lidia



La récente et discrète devise de Gómez de Morales nous permet de nous souvenir d’un des élevages phares du Campo Charro qui, il n’y a encore pas si longtemps, faisait courir bon nombre de toros dans les arènes de renom.

L’histoire du fer nous fait remonter à Alberto González Carrasco qui débute sa ganadería de bravo en achetant, en 1949, du bétail à Francisca Sancho. Elle détenait des vestiges des Jijón de Vicente Martínez qui n’avait alors plus rien de Jijón. Alberto sollicite immédiatement l'accès à l’U.C.T.L. par l'exercice de "la prueba". Après avoir fait lidier des novilladas à Valence, Saint-Sébastien, Pontevedra, Tarragona et Madrid (2), il est admis en 1954 à entrer dans ladite association. Il en profite pour reformer les origines du troupeau et choisit le mélange Vazqueño-Nuñez de l'élevage "Valcargado" d'Alvaro Domecq, qui n'a pas encore introduit de sang Domecq. Les années suivantes, il importe du bétail de don Antonio Onorato Jordán (1956) puis de Ramón Fernández Zumel (1957), complexes mélanges des sangs Santa Coloma et Parladé.
La société "Vegablanquilla, S.A." achète finalement l'élevage en 1964 pour redémarrer avec des bêtes de doña Isabel Rosa González (origine Arribas). Cette société ne conservera la ganadería qu'une paire d'années, la cédant en 1966 à Javier Pérez-Tabernero.

Débute alors l'histoire de la devise de Javier Pérez-Tabernero qui va durer presqu’un demi-siècle. Javier change d’abord le fer et élimine l’ensemble du bétail pour le remplacer par les Santa Coloma de son père, don Alipio Pérez-Tabernero. Quelques années plus tard, en 1984, Javier créera avec du bétail des héritiers de don Atanasio Fernández (50 vaches et plusieurs étalons) une seconde lignée, plus adaptée à la tauromachie moderne. Peu à peu, les "Atanasio" prendront le pas sur les "Santacoloma" pour finir par les supplanter en 1999, date à laquelle l'élevage est dédoublé. La devise de Javier Pérez-Tabernero conserve les Atanasio Fernández, tandis que les Santa Coloma du père de Javier étrennent un nouveau fer au nom de ses petits-fils, les Clemares Pérez-Tabernero.
Ce nouveau fer aura une vie furtive. Créé en 1999 pour préserver la souche Santa Coloma de la famille, il est rapidement délaissé (2005) au profit des Atanasio maison. Puis, en 2010, les droits du fer sont finalement vendus à la société MIFRA 2001 S.L. qui l'annonce Gómez de Morales. Le fer de Javier Pérez-Tabernero poursuivra quant à lui quelques années de plus. Il fera une présentation tardive à Madrid, le 22 mai 2000, mais réussie, puisqu'il sera reconduit pour les éditions suivantes où il confirmera sa réputation grandissante. Le succès se poursuivra quelques années avant de décliner très rapidement, en même temps que les autres fers de l'encaste Atanasio Fernández. En 2008, le ganadero opte pour une solution radicale et remplace la totalité de son cheptel. Les Atanasio de Javier (50 vaches) partent alors chez Nicolás Fraile ganadero de Valdefresno, alors que l'encaste Domecq via 50 vaches et un étalon de Torrehandilla entre à "Villar de los Alamos". Après les Santa Coloma et les Atanasio, s'ouvre alors la troisième ère du fer avec désormais les Domecq. Mais ils seront eux aussi très vite liquidés.

Le fer de Clemares est re-dessiné par Francisco Morales qui reste à Salamanque et renouvelle le sang Domecq en deux rames qu’il mène séparément. Une vient de Vellosino, c'est-à-dire la rame Aldeanueva de l'encaste Domecq, avec 70 vaches et 2 étalons. L'autre de La Campana, un melting-pot de Domecq : Juan Pedro Domecq, El Ventorillo, Nuñez del Cuvillo, Santiago Domecq et Gerardo Ortega, avec 100 vaches et 3 étalons dont deux des fers de Nuñez del Cuvillo et El Ventorillo. Des vaches de Garcigrande et Jandilla vinrent récemment augmenter le cheptel.

 

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