Los Maños
Los Maños

José Marcuello crée en 1988 son élevage de toros au nord de Saragosse. Naturellement nommé "Los Maños", il débute en toute discrétion avec un bétail d’origine Pablo Mayoral. La jeune ganadería fait lidier une grande part de sa camada en novilladas sans picador et fait sa présentation en novillada piquée en 2000 à Saragosse. Sa potion magique, il la trouve chez Javier Buendía, auquel il achète quelques bêtes qui amènent beaucoup de qualité au troupeau. Depuis, l’élevage enchaîne les succès. Les vueltas al ruedo, indultos et prix sont déja nombreux pour une si jeune ganadería dont la camada est plutôt courte. Même les portes de Las Ventas se sont ouvertes pour que la devise y acquière son ancienneté le 24 août 2018. Une devise qui compte, assurément.

Ancienneté : -
Devise : Vert et jaune
Signal : Pendiente à chaque oreille
Propriétaire : Los Maños, S.L.
Gérant : José Marcuello
Fincas : "Las Fuentes"  Figueruelas"Vistahermosa"  Luesia"El Galacho"  Sobradiel
   Asociación de Ganaderías de Lidia





Crédits photographiques : Terre de Toros  

 
 


La terre "maña" des environs de Saragosse est actuellement peu fertile en élevages de bravos. Pourtant c'est bien sur les rives de l'Èbre, entre Saragosse et Pampelune, qu'est née la Casta Navarra. De celle-ci restent quelques devises plus ou moins fidèles à la race primitive mais elles se destinent aux courses de rues. Autant dire que dans un tel environnement un élevage de bravo qui ambitionne la lidia à pied ne passe pas inaperçu. C'est tout le défi que s'est lancé José Marcuello en créant au nord de Saragosse son élevage naturellement nommé "Los Maños". Après avoir débuté en 1988 avec un mélange parladeño, José Marcuello remodèle la devise avec du bétail de Pablo Mayoral à prédominance Santa Coloma. Les origines en sont, dans un premier temps, identiques : du Santa Coloma métissé par la caste vazqueña et quelques zestes de sang Martínez.

Pour bien comprendre ce curieux mélange, il faut remonter à la création de l'élevage de Pablo Mayoral autour des années 1960. Là, Pablo Mayoral Herranz a tout d'abord acheté en 1957, un lot d'une centaine de têtes à Doña Francisca Sancho, veuve Arribas. Ce bétail était d'origine Vicente Martínez, dont le fer historique a également inspiré celui de Pablo Mayoral. Puis, quelques années plus tard, en 1962, il joint à son troupeau la moitié de l'élevage d'Alberto González Carrasco, d'origine Curro Chica, soit un mélange des castes Vázquez et Vistahermosa. Enfin, en 1964, il insère un lot de 40 vaches plus un étalon de Victor Huertas. Ce lot comprenait du bétail d'origine Santa Coloma via deux rames, celle de Juana de Cervantes amalgame des sangs Buendía et Graciliano, et celle du Duc de Tovar héritage de Felix Suárez, le Santa Coloma qui se retrouve chez les Cuadri.
Avant d'orienter sa sélection sur la caste Santa Coloma, Pablo Mayoral élevait l’ensemble du bétail en commun, fixant par la sorte les gènes des castes Vázquez et Martínez de façon indélébile. L'originalité des toros de la devise en découle, avec une origine Santa Coloma indéniable certes, mais secondée par la race vazqueña des Curro Chica, la souche Martínez se contentant de seulement quelques pigments. Pablo Mayoral Benito, fils du patriarche, était d’ailleurs un amoureux de la robe jabonera et il y eut toujours dans le troupeau des vaches de cette robe. Dans les années 1970, un étalon était même jabonero, il s’agissait de ‘Presumido', n°12.
La jeune ganadería maña fait évidemment lidier sa première novillada piquée en 2000 à Saragosse. Depuis, la ville lui accorde sa confiance. Cependant, le ganadero et ses deux fils qui l’accompagnent dans l’aventure ne sont pas pleinement satisfaits et cherchent à rafraîchir leur sang. Ils y parviennent en 2007, en important 2 étalons et des vaches de Javier Buendía, du fer de Bucaré. Le mélange semble propice, les Buendía donnant une once de bravoure supplémentaire. Peu à peu, la devise monte en puissance jusqu’en 2014 où ‘Quejoso’ est grâcié à Saragosse. Une réussite ratifiée l’année suivante à Parentis où la devise fait sa présentation en France. Depuis, elle y occupe un cartel particulier, remportant successivement la corrida concours de Vic-Fezensac en 2016 et 2017. Malheureusement, la belle temporada 2016 sera endeuillée par la mort de Victor Barrio à Teruel sous la corne de ‘Lorenzo’. Malgré tous les triomphes, il y aura cependant une faute majeure en 2017 à Boujan-sur-Libron où le lot de novillos sort en piste directement du camion avec des armures indécentes. Espérons que les jeunes ganaderos se soient seulement brûlés un peu les ailes et qu’on en reste à une faute de parcours. En tout cas, les succès s'enchaînent même si on peut regretter parfois un certain manque de poder. Le 24 août 2018, l’élevage a encore franchi un cap en faisant sa présentation à Madrid.

 
 

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