La Quinta

 
L'histoire de l'élevage de La Quinta n'est pas rattachée à un fer comme il est de coutume, mais à deux fers, ce qui complique un peu les choses. Commençons par le commencement, 1987. Alvaro Martinez Conradi, ex rejoneador achète l'élevage de La Quinta, deuxième fer de la famille Buendia, créé en 1965. L'achat comprend un lot d'une centaine de vaches et de trois étalons. Puis, en 1992, Alvaro remplace le fer historique de "La Quinta" par celui de son homonyme Carlos Conradi, obtenant par la manipulation une ancienneté importante (1881). Petit Flash-back pour découvrir le vieux nouveau fer de "La Quinta".


Carlos Conradi y Galin achète en 1884 les deux tiers de l'élevage de Angel Gonzalez Nandin et crée un fer avec ses initiales. Malgré le changement de fer, il conserve l'ancienneté de son prédécesseur le 18 Avril 1881, une des nombreuses bizarreries des historiques taurins. Les origines du troupeau remontent à Benito Ulloa, Marquis de Casa Ulloa, qui n'est autre que le cousin de Pedro Luis Ulloa plus connu comme "Conde de Vistahermosa". Benito possédait du bétail de Cabrera, cependant certains historiens taurins classent l'élevage du Marquis de Ulloa avec la caste Vazqueña qui provient de la même origine, le considérant comme une absorption. Toujours est-il que les chroniques de l'époque attribuent à ses toros des robes "negras" ou "berrendas en negro". Revenons à Carlos Conradi, qui un an plus tard achète l'élevage de Laffite y Castro d'origine Gallardo, pour le revendre presque immédiatement en deux lots, l'un d'eux donnera le célèbre élevage de Pablo Romero. A n'en pas douter, des mélanges furent effectués entre les deux devises.
Le Sévillan Carlos Conradi, basé sur la finca "La Indiana", effectue en 1904 un croisement avec l'étalon "Gañafote" de Eduardo Ibarra. Son influence sera très importante, enrichissant les qualités de la vacada. La famille Conradi conservera sa ganaderia sur trois générations, soit un total de 68 années. Finalement, en 1952, l'élevage est disséqué en 6 lots.


Rafael Espinosa de Los Monteros y Lora évitera la dissolution de la ganaderia de Conradi en achetant trois lots, ceux de Maria Concepcion, Juan et Carlos. Par-là même, il récupère le fer et ses droits (lot de Juan). Il conservera le vieux sang des "Conradi", mélange complexe des castes fondamentales, jusqu'en 1981, date où il vend à Soto de Luis. En plus d'un siècle les temps ont bien changé et la tauromachie a évolué. Les "Conradi" n'ont plus leur place et du sang de Peralta, plus en vogue, est inséré. Puis, en 1992, Alonso Martinez Conradi achète les droits du fer, la boucle est bouclée. Don Carlos Conradi fonde l'élevage en 1884, en achetant une grande partie de l'élevage de don Angel Gonzalez Nandin, provenant de celui du Marquis de Casa Ulloa.
En 1904, don Carlos achète un étalon de Eduardo Ibarra, puis l'élevage devient la propriété de don Juan Bautista Conradi en 1911 et à sa mort ses fils lui succèdent.
En 1955, suite à la division de l'élevage entre eux, une partie est vendue à don Rafael Espinosa de los Monteros. Doña Carmen Rodriguez y Villadiego l'achète en 1981, pour le revendre en 1987 aux Señores Soto de Luis.
Son propriétaire actuel, don Alvaro Martinez Conradi, achète les droits du fer en 1992, conserve l'ancienneté et la devise. Puis il y transfère les bêtes de son élevage "La Quinta" d'origine Buendia.