Historique
   Type
   Filiation
   Aujourd'hui
   Liste des élevages
   Photos

 
 
 

De l'élevage du Comte de Vistahermosa, source de la quasi totalité des élevages actuels, découlent cinq rames. Indépendantes depuis le début du XIXème siècle, leurs filiations possèdent chacune des caractéristiques particulières les assimilant à des races à part entière. Aujourd'hui seules deux de ces branches gardent une descendance.

Tout d'abord la branche Salvador Varea, également connue sous le nom de son successeur, Picavea de Lesaca, en hommage duquel on surnomme les toros de cette origine les "Lesaqueños". En majorité gris, ce bétail possède un tempérament prononcé. Le Marquis de Saltillo finira de façonner ces toros, l'encaste portant aujourd'hui son nom.

La branche du Barbero de Utrera, composée en majorité de toros noirs, est plus complexe. Sa descendance en ligne directe persiste encore avec la caste "Urcola" mais son rameau le plus célèbre fut conçu par la famille Murube.
Partis avec du bétail de pure origine Vistahermosa par la ligne Varea, Dolores Monge (veuve Murube), introduit au milieu du XIXème siècle de nombreuses bêtes de José Arias de Saavedra, gendre du Barbero de Utrera, et mêla les deux branches de Vistahermosa. Apport primordial, puisque ce n'est qu'a partir de cet instant que l'élevage obtint de bons résultats. 
Cette rame de Vistahermosa est appelée "Ibarra", du nom de son dernier propriétaire avant sa division.

Aux prémisses du XIXème siècle, alors que l'éventail des races du toro bravo est encore large, Don Enrique de Queralt Fernández Maquieira, Comte de Santa Coloma, se centre sur la caste Vistahermosa et ambitionne de réunir ses branches les plus fameuses pour construire la quintessence de cette origine.
En 1905, il entreprend de mener à bien ses pensées et achète à Fernando Peña la moitié de l'élevage de Eduardo Ibarra (branche Barbero de Utrera) et y adjoint des bêtes du Marquis de Saltillo (branche Varea). Séparées depuis près d'un siècle, les deux branches possédent chacune un phénotype particulier. Unir au sein d'un même troupeau les "gris" et fougueux "Lesaqueños" au style et à la noblesse des "noirs" du Barbier était un pari osé.

 


Installé à proximité de Séville, à La Isla del Guadalquivir, dans les fincas de "Los Cesteros", "La Campañia" et "La Cascarjera", le Comte, va s'évertuer à tirer partie des qualités de chaque race. Fruit de son alchimie, le Santa Coloma, toro au caractère bien trempé et à la morphologie si particulière, va retenir l'attention des aficionados. Joselito et Belmonte n'hésitent pas à les affronter et la renommée de l'élevage monte en flèche, marquant le premier quart du XIXème siècle sous son nom d'origine et l'histoire du toro de combat pour l'éternité.

Le point d'orgue fut atteint en 1919 à Madrid, lorsque "Bravio" sortit en piste. Pour son combat exemplaire lui fut accordé la vuelta al ruedo, tandis que le Comte de Santa Coloma dû saluer à de nombreuses reprises.